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TOMBE POUR LA FRANCE

 

  • 29 avril 1985 : sortie du single Tombé pour la France
  • 4 mai 1985 : mini album 4 titres
  • 2000 : cd édition 7 titres
  • 18 novembre 2016 : sortie dans la Deluxe Remastered Collection

ALBUM 4 TITRES & TEXTES

Les textes sont retranscrits avec la très aimable autorisation d’Etienne. Encore merci à lui.

Tombé pour la France (Etienne Daho/Arnold Turboust) (version maximum)
Be bop, pieds nus sous la lune, sans foi ni toit ni fortune / Je passe mon temps à faire n’importe quoi /Sur les pistes noires de préférence, quand le démon de la danse / Me prend le corps, je fais n’importe quoi, tout va bien

Sur un jerk électronique, se nouent des amours ludiques / Be bop la vie c’est n’importe quoi / C’est la fête, c’est psychedélique, me demande pas c’que j’fabrique / Je te répondrais n’importe quoi, j’en sais rien

Chorus

Dum di la, je m’étourdis, ça ne suffit pas / A m’faire oublier que t’es plus là / J’ai gardé cette photo sur moi, ce photomaton que t’aimais pas / Si tu r’viens n’attends pas qu’au bout d’une corde mon corps balance

Be bop, pieds nus sous la lune, sans foi ni toi ni personne / Je crois bien que j’f’’rais n’importe quoi / Pour te voir cinq minutes encore à Sables d’or près des dunes / Je te raconterai n’importe quoi, ce sera bien

Dum di la, je m’étourdis ça ne suffit pas / A m’faire oublier que t’es plus là / J’ai gardé cette photo sur moi, ce photomaton que t’aimais pas / Si tu r’viens n’attends pas que je sois tombé pour la France

Et si je m'en vais avant toi (duo avec Françoise Hardy)
Et si je m’en vais avant toi / Dis-toi bien que je serai là / J’épouserai la pluie, le vent / Le soleil et les éléments / Pour te caresser tout le temps

L’air sera tiède et léger / Comme tu aimes

Et si tu ne le comprends pas / Très vite tu me reconnaîtras / Car moi je deviendrai méchant / J’épouserai une tourmente / Pour te faire mal et te faire froid

L’air sera désespéré comme ma peine

Et si pourtant tu nous oublies / Il me faudra laisser la pluie / Le soleil et les éléments / Et je te quitterai vraiment / Et je me quitterai aussi

L’air ne sera que du vent / Comme l’oubli

Arnold Layne (Syd Barrett)
Arnold Layne had a strange hobby collecting clothes / Moonshine washing line, they suit him fine / On the wall hung a tall mirror distorted view / See through baby blue he dug it

Oh, Arnold Layne, it’s not the same / Takes two to know, two to know / Two to know, two to know / Why can’t you see Arnold Layne, Arnold Layne… / Don’t do it again

Now he’s caught a nasty sort of person / They gave him time doors bang chain gang he hates it

Oh, Arnold Layne, it’s not the same / Takes two to know, two to know / Two to know, two to know / Why can’t you see Arnold Layne, Arnold Layne… / Don’t do it again

Chez les Yé-Yé (Serge Gainsbourg)
Ni les tam-tams du yé yé yé / Ni les gris-gris que tu portais / Da dou ron ron que tu écoutais / Au bar dum dum où tu dansais

Non, rien n’aura raison de moi / J’irai t’chercher ma Lolita / Chez les Yé-Yé, yé yé

Sous les tam-tams du yé yé yé / J’f’rai du ram dam je me connais / Oui à Sing-sing je finirai / J’ai un coupe-coupe à cran d’arrêt

Non, rien n’aura raison de moi / J’irai t’chercher ma Lolita / Chez les Yé-Yé, yé yé

Sous les tam-tams du yé yé yé / Fais un flashback au temps passé / Est-ce que t’entends c’que j’te disais / Je suis fou fou, fou de t’aimer

Non, rien n’aura raison de moi / J’irai t’chercher ma Lolita / Chez les Yé-Yé, yé yé

ALBUM CD 7 TITRES & TEXTE

album
+

La ballade d'Edie S. (Etienne Daho/Frank Darcel)
Edie se lasse et traverse le miroir / De blanc se pare pour un rendez-vous nulle part / Edie se glace, si grand ce lit à deux places / Edie s’y glisse et voyage en première classe

Toutes ces photos déchirées dans la chambre allumée / C’est un désordre qui ressemble à un départ / Edie s’efface…

Des lettres éparpillées dans la chambre allumée / C’est un désordre qui ressemble à un départ

Edie s’endort tout en serrant très, très fort / Contre sa joue, un souvenir de Corfou

C’est un silence qui ressemble fort à un départ

Dedi, dedicated to baby, Edie, dedicated to Edie S.

Tombé pour  la France (Etienne Daho/Arnold Turboust)
Patch up my heart (version anglaise de Tombé pour la France)


Tombé pour la France
La ballade d’Edie S.
sorti le 29 avril 85

Tombé pour la France
La ballade d’Edie S.
(2e pochette)
  • Daho gratias – Rock & Folk – 04/85
  • Daho fait bande à part – Passion – 01/04/85
  • Best – 05/85

    Etienne Daho, dont l’ascension gigantesque étonne tout le monde et d’abord lui, nous offre enfin un nouveau titre, « Tombé pour la France » (Virgin), et une fois encore, il met dans le mille et conforte son maillot jaune ; cette production, ce son, cette voix maintenant familière, c’est LE son du moment.  La face B, amis en cuir noir, se nomme « La Ballade d’Eddie S. ».  Miss Sedgwick fut l’égérie de Warhol et une amie du Velvet Underground, et Daho est champion du monde de Velvetitude, même qu’il est invité à dîner chez Nico !  Ça vous la bouche hein !  En plus, la ballade est très jolie, voire Gainsbourienne.

  • Interview express (interview) – Cool – 05/85
  • Daho sur la montagne (interview) – Télémoustique – 05/85
  • Aux armes etc. – Rock & Folk – 05/85

    « Tombé pour la France » (Virgin)
    Cahin-caha, ce sera Daho.  Pas exactement mon dada, je le dis, mais tellement poli qu’à ce charme, je me rends, amadoué.  Ceci est à l’évidence (et qu’on mesure un peu ça !) français, de tradition comme de diction.  Ça ne sort pas de Rockville, déjà !  Bleu-blanc-rock, c’est un très moche drapeau !  Maigres troupes, encore plus maigres idéaux !  De la décapilotade d’avant-gardes d’hier et d’avant-hier (60’s et 70’s Punks) en lutte contre des plagiaires de vedettes obsolètes (Trust, Téléphone)… pas exactement brillant.
    A la diète donc !  C’est du Daho qu’il nous faut.  Dix, vingt ans peut-être !  C’est du travail !  Discrètement marquée new wave (synthetic-athletic-exotic, mecanic) et à inflexions « nègres », la musique est de son époque.  Elle n’écorche pas, tout juste si elle séduit !…  On la distingue si on s’en donne la peine : deux, trois détails attachants, guère plus.  C’est tout l’art pop, ça !  Pas donné à tous !  Les textes sont joliment navrés, d’une élégie à Edie Sedgwick, la sublime, au timide chantage au suicide de « Tombé… », ballade à Sables d’Or près des dunes, et il faut penser Gainsbourg (le baffouillage des sens, le retrait) et Larbaud, pour la grâce inquiète.  Elégant de part en part, le morceau bien… pour la France, s’entend.

  • Etienne Daho – Chanson – 05/85

    Une fois de plus, le charme d’Etienne Daho fait de légèreté, de facétieuse élégance et de ce n’importe quoi ravissant dans lequel il est passé maître : « bee boping sous la lune, sans foi, ni toi, ni fortune… ». Le charmant au perroquet sur l’épaule impose définitivement le ton Daho, ce je ne sais quoi de fredonné par inadvertance, ces textes savamment ciselés comme à la légère. Tombé pour la France, le son Daho – Turboust. Quant à la délicieuse Ballade d’Edie S., savante suite susurrée de sifflantes assagies de la sensualité sucrée du sérénissime Etienne D., c’est un petit bijou discret. Un rang de perles plutôt qu’un collier africain. « Un désordre qui ressemble à un départ… Edie s’efface ». Suite logique à La notte, la notte. la griffe Daho.

    S.C. – Chanson

  • Etienne Daho : Tombé pour la France – Magazine de la Discothèque – 05/85

    C’est sympa Daho, pas très club me direz-vous ! Et pourquoi pas ! Pourquoi pas Daho au sein de vos séries consacrées aux chanteurs bien de chez nous ! Daho c’est original, fluide, léger. Daho, il joue sa musique sans plagier les anglo-saxons ce qui n’est pas évident par les lugubres temps qui courent. Daho c’est un grand il faut en profiter à platine que veux-tu.

  • Etienne Daho « Tombé pour la France » – Nice Matin – 12/05/85

    « Rock, variété… il y a des gens qui se croient obligés de vous coller des étiquettes. Je trouve ça débile… » Daho dixit.

    Et moi qui m’apprêtait à discutailler  sur dix bonnes lignes pour justifier la présence inhabituelle du chanteur de variété dans cette chronique réservée exclusivement au rock !

    lire la suite

    J’avais même préparé un plan généalogique d’acier, avec, au chapitre « Influences génétiques diverses », tout un couplet sur Rennes, Franck Darcel, la filiation Marquis de Sade, et deux mots sur Françoise Hardy la (fausse) grande sœur qui a réussi à Paris.

    Laissons tomber. L’essentiel sur ce quarante-cinq tours, c’est la face B avec « La ballade d’Eddie S », en référence à Eddie Sedgwick, héroïne d’Andy Warhol et copine du Velvet Underground. Langueur, moiteur, pâleur : E.D., comme d’habitude, joue à petite vitesse avec les mots et impose sa marque discrète sur fond de synthé new wave feutré. Tendez bien l’oreille, c’est subtil et beaucoup plus important que ça en à l’air à la première écoute.

    Daho gratias.

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  • critique – Numéro 1 – 06/85

    Avec ce nouveau 45 tours, Etienne Daho va se tailler une belle part dans les hit-parades. Tombé pour la France possède en effet tous les ingrédients pour séduire les masses, mais risque de décevoir ceux qui suivent Daho depuis Mythomane. Heureusement pour eux il y a d’autre face, La ballade d’Edie S., une ballade subtile et délicate dans la (déjà !) plus pure tradition Dahotienne.

  • Etienne Daho : Tombé pour la France – Antenne Magazine – 06/85

    Daho, un type à part dans la chanson française. Un type qui ne s’enlise ni dans les clichés ni dans la copie-conforme. Pas de déclarations idiotes à la TV ou ailleurs, pas de look imbécile mais une forte personnalité musicale tout en douceur, qui joue sur le subtil, ne s’embarrasse pas des gros sabots de certains. Avec Daho, la platine tourne sur du velours.

  • Etienne Daho : retour au paysSalut ! – 07/85
  • critique – Samouraï – 06/85

    Et j’ai gardé les meilleurs pour la fin : des Français qui prouvent que nul n’est besoin de voter Le Pen pour sauver la France ; Etienne Daho, par exemple, en bon petit troufion cocardier, veut même tomber pour elle. En beauté. Une sorte de vocation qui n’a rien de funèbre, je vous assure, même si on danse à en mourir sur ce jerk psychédélique où l’harmonica swingue avec les synthés. C’est le retour de la guerre en dentelles, revisitée 1985. Entre trois larmes de bonheur à l’Olympia et un week-end à Rome. Etienne-le-soldat danse. Ça rime avec France, ça « tombe » bien.

  • Cercles privés – Best – 08/85
  • Synthé chez les yé-yé – Journal de Genève – 10/08/85